• Malek Seidi

Let's go to India !

Sur la route du yoga, de l’union du corps et de l’esprit.

par Véronique Roudon


A 10 jours de faire mon sac pour l’Inde, petit retour en arrière pour apprécier (dans le sens goûter, savourer et remercier, loin de toute notion d’évaluation ou de progrès) le chemin parcouru depuis mon 1er séjour au Santosh Puri Ashram à Haridwar.



2014, j’arrive au Santosh Puri Ashram plutôt contente de ma pratique du yoga, un peu convaincue, il faut bien le dire, de la supériorité du Ashtanga Vinyasa Yoga sur toutes les autres sortes de yoga. Et puis, j’ai fait le cycle MBSR (Mindfulness) alors, la méditation… je connais !


1 mois pour abandonner ces repères et me laisser porter par l’inconnu, l’insaisissable. Observer

mes réactions, parfois des résistances et puis des maladresses, face à ce monde tellement

étrange à mes yeux. Accepter de me sentir bête et revenir pleine de questionnements et

d’incompréhensions. Juste consciente de mon ignorance, avec une seule envie, y retourner.


D’autres séjours, depuis, m’ont permis de me familiariser avec les rituels et les pratiques, à

ressentir leurs effets, à modifier mon approche du yoga.

Au Santosh Puri Ashram, j’ai fait l’expérience d’un lieu, un espace de paix et de lumière baigné par le Gange et surveillé par la jungle, empli de la présence de Babaji et de Mataji ; ouvert sur la ville sainte et très traditionnelle d’Haridwar mais également sur le monde, avec la venue de nombreux occidentaux.


En retournant au Santosh Puri Ashram, j’aspire à retrouver les « enseignements » de Mataji et de Babaji. De Mataji, l’amour universel et inconditionnel, de Babaji, Santosha, le contentement. Pas de dogme, juste leur énergie, vibrante, presque palpable.

L’occasion aussi de re-questionner la place du yoga dans ma vie. Pourquoi je pratique le yoga ?

Pourquoi tenter d’enseigner le yoga ?

Peut-être est-ce la question à se poser avant de se demander « Comment ? » ; « Quel type de

yoga pratiquer ? » ou « comment enseigner ? »


Nous en parlions ce matin avec Malek et quelques élèves du cours du samedi matin : Quelle(s)

intention(s) anime(nt) les élèves qui débutent le yoga ? Que viennent-ils chercher dans un cours,

derrière le phénomène de mode et la notion de bien-être physique ? Y a-il une dimension spirituelle ? Une recherche de connaissance de soi ? Et comment tout cela évolue-t-il au cours des années ? Peut-on perdre de vue ce qui nous animait et se laisser piéger par de nouveaux

conditionnements et chimères de réussite, d’une posture ou d’une série ?

Alors, voilà, à 10 jours de m’envoler pour l’Inde, il me semble indispensable de me questionner sur mon intention pour ce voyage. L’occasion de partager ces interrogations avec chaque pratiquant en se rappelant qu’il peut être intéressant de se demander avant chaque cours quelle est notre intention ? Pourquoi s’est-on inscrit cette année ? Pourquoi sommes nous là, ce matin, ou ce soir, sur le tapis ?


Car la pratique du yoga n’est pas anodine et peut-être serait-il raisonnable d’arrêter si nous

voulons que rien ne change dans notre vie. Pour ma part, le yoga a doucement et

merveilleusement changé non seulement la destination de mes « vacances » mais mon rythme de vie, mes relations familiales et sociales, mon alimentation et hygiène de vie ainsi que ma vie

professionnelle. Pas sur le mode contrainte ou frustration juste au gré de mes ressentis en

observant de nouvelles évidences.


Allez je rajoute une intention : ne pas trop avoir d’intention (hi hi!). Cesser d’attendre quelque chose et me laisser toucher par ce qui est là. J’entends Ganga Puri dire « stop to be a sucker and become a giver ». Sourire à cette volonté de toujours vouloir (ap)prendre quelque chose.


Retourner au Ashram en oubliant les précédents séjours. Aborder chaque salutation au soleil, chaque chant le matin ou le soir comme si c’était la 1ère fois.

M’assoir au bord du Gange pour faire l’expérience du lever de soleil sur l’Himalaya en ayant une seule prière : pas pour demander mais une prière de remerciement, d’amour et de gratitude pour la fleur qui flotte à la surface du Gange, offrande faite en amont, témoignage de la foi, de la dévotion et de l’humilité, omniprésentes en Inde.



Expire, inspire. Expire, inspire.


Om

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